En partant de mon dernier lieu d'enquête au Nord de Bobo, la famille qui m'a hébergée m'a donné un poulet (vivant). La plupart du temps quand on nous offre un poulet (ce qui n'est pas rare... Ah! L'hospitalité burkinabé !), on se débrouille pour le faire tuer et le manger avant de repartir. Mais en l’occurrence, on me l'a offert au pied du bus qui me ramenait à Bobo. Mes hôtes m'ont bien précisé de le garder avec moi à mes pieds plutôt que de le mettre dans la soute.
J'étais ravie à l'idée de passer 2h30 de bus bondé avec un poulet à mes pieds dans la chaleur de l'après-midi... Heureusement (pour moi), la compagnie de bus refuse que les poulets montent avec les passagers. J'ai donc du mettre mon gentil poulet en soute avec ma moto.
Je l'imaginais pendant le trajet, attaché par les pieds, sautant et rebondissant à tous les cahots de la route dans la chaleur suffocante de la soute tout près du moteur !
Nos excuses à la SPA.
Arrivée à Bobo, je l'ai retrouvé ahuri, tout penaud du traitement qu'il avait subi. Je l'ai mis au guidon de ma moto et je suis rentrée. Ça lui a fait prendre l'air... !
C'est ainsi qu'on se retrouve avec un poulet attaché un fil à la patte près de notre tas de composte dans notre cour. On hésite encore : l'engraisser pour le manger ou démarrer un élevage ?