Avant, je pensais que poster des enveloppes à la poste était une évidence.
Je vais poster deux lettres. Je me rends à la SONAPOST, la poste du Burkina. Je demande à l’agent des timbres pour deux enveloppes qui partent pour la France. Il me regarde incrédule. Il me fait répéter ma demande. Il me regarde. Il regarde son collègue. Blanc.
Conciliabule avec le collègue. Il revient. Y a plus de timbres. C’est navrant, dommage. Il repart.
Je ne m’avoue pas vaincue. J’ai justement deux timbres achetés l’an dernier, ça peut peut-être faire mon affaire. Je lui demande combien c’est les timbres pour la France. Il me regarde, regarde son collègue. Conciliabule entre les deux agents. Il revient : c’est 690 F CFA (je ne sais pas dans quelle mesure c’est ce qu’ils viennent de décider pour se débarrasser de moi). Il me manque 300 F CFA de timbre. Je le lui dis. Il me demande : vous avez 300 F ? Je lui dis non, il me manque 300 F. Blanc.
Après un moment, je comprends que si je lui donne 300 F, il va peut-être m’apporter des timbres (réapparus ?). Je les lui donne, il part voir son collègue. Il revient. Il me donne 3 timbres à 100 F. Il avait retrouvé les timbres.
Je colle les timbres sur mes enveloppes. Je les lui donne. Il les prend, les regarde, me dit que c’est bon et me les rend. Perplexité. Je lui demande où je dois les poster. J’ajoute que je pensais qu’il les gardait pour les poster. Il me regarde, il comprend, il me prend mes lettres. Je lui demande si ça va être envoyé. Il me dit oui. Je m’en vais.
Voilà, c'est tout.
Mais maintenant, je me méfie des évidences.